Rapport : les talents dont la deep tech française a besoin (236 postes analysés)
Résumé : analyse complète des 236 annonces « recherche de co-fondateur » publiées sur la plateforme Bpifrance Les Deeptech — les postes côté business sont 1,8 fois plus nombreux que les postes techniques, et les besoins en talents sont diamétralement opposés dans les trois secteurs santé, IA et matériel industriel.
Données : interface publique de la plateforme Bpifrance « Les Deeptech » · Extraction : 2026-09-20 · Échantillon : 236 postes en ligne · 186 sociétés · 41 villes.
Ce dont la deep tech française manque n'est pas de talents techniques, mais de personnes capables de transformer la technologie en activité économique. Et dans les trois secteurs — santé, IA, matériel industriel — les profils recherchés sont orientés dans des directions opposées. Ce n'est pas une conjecture : ce sont les données publiées sur le site même de Bpifrance.
TL;DR
- Sur les 236 postes analysés, 79 postes Tandem (48,8 %) cherchent un co-fondateur business contre 45 (27,8 %) un co-fondateur technique (CTO) — un rapport de 1,8 ; sur les 90 derniers jours, l'écart monte à 2,4 (17 contre 7 sur 32 postes).
- Trois secteurs, trois besoins opposés : santé (86 postes, 36 %) cherche surtout des profils commerciaux (38 vs 11) ; IA/logiciel (51 postes) cherche surtout des profils techniques (17 vs 13) ; industrie/matériel (37 postes) cherche surtout des profils production/opérations (11 vs 9).
- Presque personne ne cherche de CFO : 4 postes « finance/levée de fonds » sur 236 (1,7 %) — l'argent n'est pas l'angoisse centrale (4,1 Md€ levés par la deeptech française en 2025, soit environ la moitié des financements de la tech française ; 2 830 sociétés deeptech actives ; 410 créations par an).
- 65,6 % des postes sont en ligne depuis plus de six mois, dont 82 depuis plus d'un an — ce n'est pas un marché du « premier arrivé, premier servi ».
- Seuls 10,6 % des postes mentionnent l'anglais (25 sur 236) : le français est le standard implicite — la barrière la plus sous-estimée pour les équipes internationales.
- L'équité est au cœur de l'offre, mais rarement via les outils formels : 36,0 % des postes mentionnent « associé/parts du capital », seulement 4,7 % le BSPCE ou les stock-options.
Contexte : le programme Les Deeptech de Bpifrance
Bpifrance, la banque publique d'investissement française, pilote depuis 2019 le programme « Les Deeptech », dédié aux sociétés de haute technologie issues des laboratoires. Deux services y sont rattachés, dont toutes les offres sont publiées en accès libre sur le site officiel :
- Tandem — l'appariement de co-fondateurs pour les projets deeptech. Le site le présente comme « le premier service national de constitution d'équipes fondatrices deeptech ».
- Tango — la constitution de comités consultatifs (advisory boards) pour les sociétés deeptech. (La page du programme conserve l'adresse
/devenir-advisor, mais le programme lui-même a été rebaptisé Tango.)
Constat n° 1 : près de deux fois plus de recherches de « co-fondateur business » que de « co-fondateur technique »
D'abord, la vue d'ensemble. Les 236 postes se répartissent par rôle comme suit :
| Rôle | Tandem (co-fondateurs) | Tango (conseillers) | Total |
|---|---|---|---|
| CEO / direction générale | 56 | 0 | 56 |
| CTO / technique | 45 | 1 | 46 |
| Commercialisation / ventes | 23 | 8 | 31 |
| Opérations / production | 13 | 10 | 23 |
| Finance / levée de fonds | 3 | 1 | 4 |
| Produit / design | 0 | 0 | 0 |
| Autres | 22 | 54 | 76 |
| Total | 162 | 74 | 236 |
En ne retenant que Tandem — c'est-à-dire les 162 postes qui portent réellement sur des co-fondateurs — la comparaison business/technique devient nette :
- 79 postes cherchent un co-fondateur business (CEO + commercialisation) = 48,8 %
- 45 postes cherchent un co-fondateur technique (CTO) = 27,8 %
Le business représente 1,8 fois le technique.
Pour écarter le biais d'annonces anciennes, un second découpage ne retient que les postes publiés au cours des 90 derniers jours (Tandem, n = 32) : 17 postes business, 7 postes techniques. L'écart passe à 2,4. Plus les données sont récentes, plus le déficit de profils commerciaux est marqué.
Pourquoi autant de postes de CEO ?
La réponse tient au fonctionnement de Tandem : les projets ne proviennent pas de candidatures spontanées d'entrepreneurs, mais des laboratoires publics français. Les partenaires officiellement listés incluent Réseau SATT (réseau français de transfert de technologie), CNRS Innovation (Centre national de la recherche scientifique), Inria Startup Studio (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), INSERM Transfert (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ainsi que 30 autres organismes répartis sur le territoire.
La première étape du processus officiel est libellée ainsi :
« Je découvre les projets : parcourir les projets entrepreneuriaux issus des meilleurs laboratoires français, les équipes de recherche et les co-fondateurs qu'ils recherchent. » — lesdeeptech.fr/tandem
Le versant technique est en place. La place à pourvoir est celle du business. Autrement dit : les chercheurs tiennent les brevets et les publications ; ce qui leur manque n'est pas un énième expert technique, mais quelqu'un pour endosser le rôle de CEO — traduire la technologie en business, aller chercher les clients, lever des fonds.
Cela explique la fréquence de l'intitulé « CEO » dans ces annonces : il ne s'agit pas d'un « patron qui recrute », mais de « j'apporte la technologie, tu apportes le business, nous nous associons au capital ».
Constat n° 2 : trois secteurs, trois déficits opposés
S'arrêter à « il manque du business » serait trop grossier. En découpant par secteur, trois structures très différentes apparaissent :
| Secteur | Volume | Besoin dominant | Lecture |
|---|---|---|---|
| Santé | 86 postes (36 %) | Des profils de vente | 38 postes business contre 11 techniques. La barrière technique est au laboratoire, la barrière commerciale est sur le marché : une fois les résultats obtenus, le goulot devient immédiatement « qui va pousser le produit jusqu'à l'hôpital ». |
| IA / logiciel | 51 postes | Des profils de construction | 17 postes techniques contre 13 business. Vendre des produits d'IA est devenu plus facile ; construire ce que d'autres ne savent pas construire est devenu plus difficile — la barrière technique monte. |
| Industrie / matériel | 37 postes | Des profils d'industrialisation | 11 postes opérations/production contre 9 techniques. Savoir concevoir ≠ savoir produire : le passage à l'échelle affronte quatre murs — rendement, chaîne d'approvisionnement, certification, coûts. |
Cette structure se vérifie également sur les 90 derniers jours : santé 5 business contre 1 technique ; IA/logiciel 1 business contre 2 techniques.
Remarque : les étiquettes sectorielles sont attribuées automatiquement par mots-clés ; un même poste peut relever de deux secteurs à la fois — la somme des postes par secteur dépasse donc 236 (et 62 postes ne correspondent à aucune étiquette sectorielle). C'est une caractéristique de la méthode de classement, pas une erreur de données.
La preuve la plus directe côté industrie/matériel : 55,1 % des annonces mentionnent « industrialisation / production en série » — plus d'une annonce sur deux parle de fabriquer.
Ce que cela change pour juger d'un départ en Europe Pour une équipe purement technique en IA, le marché français n'est pas des plus accueillants — ce qu'ils cherchent, c'est faire la technique en interne. Si vous disposez d'homologations de dispositifs médicaux, de capacités d'accès au marché et de distribution, le déficit est criant.
Constat n° 3 : presque personne ne cherche de CFO
Sur 236 postes, la catégorie « finance / levée de fonds » compte 4 postes, soit 1,7 % — et 2 seulement sur les 90 derniers jours. À titre de comparaison : 56 postes de CEO, 46 de CTO.
En d'autres termes : l'argent n'est pas leur angoisse centrale.
Cet ordre de grandeur converge avec les données externes : selon Bpifrance, les sociétés deeptech françaises ont levé 4,1 milliards d'euros en 2025, soit environ la moitié des financements de l'ensemble de la tech française ; Bpifrance recense 2 830 sociétés deeptech actives, avec 410 créations par an (contre 207 en 2019). Paris est devenue en 2025 la première ville européenne de financement de la deeptech (3,5 Md$, devant Londres à 3,1 Md$, selon Dealroom).
Beaucoup de capital d'un côté, presque aucun recrutement financier de l'autre : le véritable goulot d'étranglement est humain, pas financier.
Constat n° 4 : 65,6 % des postes sont en ligne depuis plus de six mois
Voici la donnée la plus inattendue de l'extraction :
| Ancienneté de l'annonce | Postes |
|---|---|
| Moins de 30 jours | 15 |
| 31–90 jours | 22 |
| 91–180 jours | 44 |
| 6–12 mois | 73 |
| Plus d'un an | 82 |
Les annonces en ligne depuis plus de six mois représentent 65,6 %, dont 82 depuis plus d'un an.
Deux lectures honnêtes sont possibles :
- Lecture 1 : la plateforme ne purge pas les annonces périmées. Ce serait de la « donnée sale », qui ne démontre rien.
- Lecture 2 : les annonces de ce vivier ne sont pas rapidement « consommées ».
La seconde est la plus plausible, mais elle n'est pas démontrable : les annonces restent marquées « en ligne », les liens s'ouvrent normalement — impossible de distinguer de l'extérieur « recrutement toujours actif » et « oubli de dépublier ». Quelle que soit la lecture retenue, la conclusion pratique est la même :
Ce n'est pas un marché du « premier arrivé, premier servi ». Des postes durablement ouverts signifient que l'on y attend des candidats en continu.
Constat n° 5 : seuls 10,6 % des postes mentionnent l'anglais
Sur 236 postes, 25 seulement mentionnent la maîtrise de l'anglais dans la description. Les 211 autres n'en disent pas un mot.
Cela ne signifie pas « anglais non requis » — c'est exactement l'inverse : le français est le standard implicite.
Cette barrière ne figure dans aucune fiche de poste, mais elle existe bel et bien : les événements de mise en relation en ligne de Tandem se déroulent entièrement en français, les projets proviennent de laboratoires publics français, les échanges quotidiens entre fondateurs se font en français. Pour une équipe qui ne parle pas français, c'est la barrière la plus sous-estimée.
Constat n° 6 : l'équité est au cœur de l'offre, mais rarement via les outils formels
- 36,0 % (85 postes) mentionnent explicitement les termes « associé / parts du capital » (
associé,parts du capital)
- mais 4,7 % seulement (11 postes) évoquent des instruments formels français d'actionnariat salarié comme le
BSPCEou lesstock-options
- seuls 3 postes mentionnent une rémunération nulle ou faible
- 43,6 % (103 postes) mentionnent des dispositions liées à la levée de fonds
La nature profonde de ces annonces est « de l'équité contre une personne » : vous n'êtes pas embauché, vous êtes invité à devenir actionnaire. Cela explique aussi la lenteur de ces recrutements — les personnes disposées à accepter une baisse, voire l'absence de salaire, contre une participation incertaine, sont rares par nature.
À noter : dans son rapport européen sur la deeptech d'octobre 2025, McKinsey cite « des incitations en capital compétitives » parmi les six leviers d'accélération de la deeptech européenne. Cette donnée tombe exactement dans le même sens.
Constat n° 7 : Bpifrance elle-même est la preuve la plus solide du déficit de talents
Les constats précédents sont des lectures de données. Mais une preuve ne demande aucune inférence :
Bpifrance consacre des ressources publiques à trois actions dédiées :
- le lancement de Tandem, un service national « aider les projets issus de la recherche à trouver un co-fondateur business » ;
- le lancement de Tango, pour doter les startups de comités consultatifs ;
- la signature d'accords avec 8 grandes écoles d'ingénieurs françaises pour accélérer l'arrivée de talents dans la deeptech.
Qu'une banque publique d'investissement crée une plateforme entière pour aider les chercheurs à trouver des partenaires d'affaires : ce fait se passe de tout pourcentage.
Les travaux externes vont dans le même sens
McKinsey (juillet 2024, rapport européen sur la deeptech) Décrivant les équipes fondatrices deeptech : elles « comprennent généralement des profils techniques issus du monde académique ou de la R&D industrielle et, idéalement, combinent compétences techniques et commerciales ». Retenez la seconde moitié de la phrase — McKinsey y dit : la technique seule ne suffit pas.
McKinsey × Boardwave, « Europe's moonshot moment » (juin 2025) Le « déficit d'expertise business et GTM (go-to-market) » figure parmi les goulots d'étranglement systémiques de l'Europe. Autre chiffre du rapport : les éditeurs de logiciel européens mettent en moyenne 15 ans pour atteindre 100 M€ d'ARR, soit 5 ans de plus que leurs homologues américains.
Paul-François Fournier, directeur innovation de Bpifrance Déclaration publique : il faut « élargir la base de talents entrepreneuriaux » et « marier l'excellence scientifique et les compétences business ».
Lecture : ce que cela signifie pour les équipes chinoises (version sobre)
Je n'ai pas l'intention de présenter ces données comme « l'opportunité des équipes chinoises ». Ce n'en est pas une.
Les mauvaises nouvelles d'abord
- Le français est une barrière dure. Seuls 10,6 % des postes mentionnent l'anglais. Les projets de Tandem proviennent de laboratoires publics français ; la langue de travail est le français. C'est le mur le plus sous-estimé.
- Ces postes cherchent des personnes, pas des prestations. Les 56 postes de CEO signifient « trouvez une personne pour être notre associé », pas « confiez votre marché à une société chinoise ». Un poste de co-fondateur fondateur — avec signature, détention de parts et responsabilité — ne peut pas être comblé par une équipe prestataire.
- Vous ne voyez pas les données côté candidats. Qu'une société publie un poste de CEO montre qu'elle en veut un ; combien de profils business français cherchent réellement ce type d'opportunité, je l'ignore. Si l'offre est en réalité abondante, ce « déficit » n'est que la préférence des annonceurs, pas une véritable fenêtre d'opportunité.
Ce qui est réellement exploitable
Vue autrement, ces données constituent une liste des compétences qui manquent à la deeptech française. Et ces déficits peuvent précisément être couverts sous forme de services :
| Déficit | Forme que peut prendre le service |
|---|---|
| Accès au marché santé (38 postes cherchent du business) | Homologation de dispositifs médicaux · essais cliniques · mise en relation distribution |
| Industrialisation du matériel (55,1 % mentionnent l'industrialisation) | Chaîne d'approvisionnement · sous-traitance · certification |
| International (36,9 % mentionnent les marchés internationaux) | Entrée sur les marchés asiatiques · canaux transfrontaliers |
| Dossiers de levée de fonds et relations investisseurs (43,6 % mentionnent la levée) | Conseil en levée de fonds |
Attention : la fiabilité de cette liste a deux étages. « Ces postes existent » relève de la donnée dure ; « des équipes chinoises peuvent les combler » relève de l'hypothèse, non vérifiée. Une seule voie de vérification — aller en parler. Envoyer un courriel, obtenir une réunion, et voir si la réponse est « nous avons déjà quelqu'un » ou « pouvez-vous résoudre cela ? ».
La deeptech française ne manque ni de technologie, ni de capital, ni de politiques publiques. Elle manque de personnes capables de transformer ce qui sort des laboratoires en activité économique. Et cela, précisément, traverse les langues et les cultures — cela peut être externalisé.
Limites : les trois critiques que vous pourriez formuler, je les fais d'abord moi-même
« 236 postes, c'est un échantillon trop petit. »
Exact. C'est la coupe transversale d'une seule plateforme, pas la France entière. J'ai procédé à une validation croisée sur le sous-ensemble « 90 derniers jours » (mêmes conclusions, écart encore plus net), mais cela ne remplace pas une statistique de marché complète.
« Votre classification des rôles est automatique — n'y a-t-il pas des erreurs d'affectation ? »
Il y en a. Sur les 236 postes, 160 ont pu être rattachés à un rôle précis et 76 sont classés « autres ». J'ai contrôlé manuellement et corrigé quatre types d'erreurs (dont une société de batteries pour véhicules électriques classée par erreur en santé et une activité de surveillance environnementale classée en défense), mais les étiquettes restent un « ordre de grandeur de référence », pas une statistique exacte. Chaque conclusion a été croisée, autant que possible, sur deux fenêtres temporelles, précisément pour limiter l'impact des erreurs ponctuelles.
« Annonce ouverte ≠ incapacité à recruter. »
Exactement — c'est la faiblesse majeure de cette analyse. Je l'ai dit explicitement au constat n° 4 : ces données prouvent « ce que veulent les annonceurs », pas « l'insuffisance de l'offre du marché ». Prouver la seconde exigerait des données côté candidats — par exemple « combien de profils business cherchent un co-fondateur deeptech » ou « quel est le temps de mise en relation moyen ». Bpifrance ne publie pas ces données, et je n'y ai pas accès.
Lisez donc ce document comme « un portrait de la demande vu du côté des annonceurs », et non comme « un rapport d'offre et de demande du marché des talents deeptech français ».
Données et sources
- Données primaires de ce document : interface publique de la plateforme Bpifrance « Les Deeptech » (lesdeeptech.fr), extraction du 2026-09-20, échantillon de 236 postes en ligne (dédupliqués par clé métier). Le robots.txt du site déclare
Allow: /.
- Données annuelles deeptech 2025 de Bpifrance (2 830 sociétés actives · 410 créations/an · 4,1 Md€ levés · environ la moitié des financements tech français · 200+ sites industriels · 15 licornes)
- Paris, première ville européenne de financement deeptech 2025 (3,5 Md$, Londres 3,1 Md$) — Dealroom, « French Deep Tech Report 2026 »
- Programme Les Deeptech lancé en janvier 2019 — enveloppe officielle Bpifrance de 2,5 Md€ sur 5 ans
- Positionnement officiel de Tandem et organismes partenaires (Réseau SATT · CNRS Innovation · Inria Startup Studio · INSERM Transfert, etc.) — lesdeeptech.fr
- Équipes fondatrices deeptech « combinant compétences techniques et commerciales » — McKinsey, « European Deep Tech » (07/2024)
- Déficit européen d'« expertise business et GTM » ; 15 ans en moyenne pour atteindre 100 M€ d'ARR en Europe — McKinsey × Boardwave, « Europe's moonshot moment » (06/2025)
- « Incitations en capital compétitives » parmi les six leviers — McKinsey, « Europe's deep-tech engine could spur $1 trillion in economic growth » (10/2025)
- Déclarations de Paul-François Fournier sur « marier l'excellence scientifique et les compétences business » — communiqué officiel Bpifrance
Classification des rôles par mots-clés automatique (160/236 postes affectés), à lire comme ordre de grandeur.
Édition française · Données au 2026-09-20 · Source : Europe Startup Playbook (édition chinoise)